Gipfelsoli: Genf nach dem G8 - Neue Demos und Verbote
- Genf nach dem G8: Neue Demos und Verbote
- Aufrufe und Infos vom AntiRep Lausanne
- LETTRE OUVERTE AU CONSEIL D'ETAT
- Fahnen geklaut?!
- Anti-Repressions-Demo in Bern: Peinlicher Bullenauftritt
- G8 - Soliaktion in Luxemburg
- Genf: >>carde blanche<< oder Streik
- G8 Genf: ein AugenzeugInnenbericht der Usine- Stürmung
- Die nächsten Treffen der G8
- G8-Videoprojektion: Berlin, Fr. 18 Uhr
- Aufrufe und Infos vom AntiRep Lausanne
- LETTRE OUVERTE AU CONSEIL D'ETAT
- Fahnen geklaut?!
- Anti-Repressions-Demo in Bern: Peinlicher Bullenauftritt
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- G8 Genf: ein AugenzeugInnenbericht der Usine- Stürmung
- Die nächsten Treffen der G8
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Genf nach dem G8: Neue Demos und Verbote
Nachdem der Conseil d État das Demonstrationsverbot am Mittwoch wieder aufgehoben hat, trat es erneut in Kraft. Eine Antirepressionsdemo, die gestern Abend stattfinden sollte, wurde verboten. Deshalb hat das Forum social lémanique (FSL) entschieden, für heute zu einer Demonstration um 18 Uhr zur plaine de Plainpalais zu mobilisieren. Die Demo wendet sich gegen die Einschränkung der Meinungsfreiheit und die Polizeigewalt und für die Absetzung Michelle Spoerris. Der Conseil d État hat die Demo ausdrücklich verboten, die Polizei kündigte an, die Demo zu unterbinden.
Die Genfer Grünen werden an der Demo explizit nicht teilnehmen, angesichts des Bildes das die Ereignisse in Genf am Wochenende hinterlassen haben. Sie sind auch gegen den Rücktritt Spoerris, den vor allem Konservative und Rechte fordern.
Kritisiert wird in der Genfer Presse das Vorgehen der Polizei auf den Demos am Montag und Dienstag Abend, wo die Polizei viele Unbeteiligte, selbst Presse und Legal Team zusammengeschlagen und mit Tränengas eingedeckt hat. Das Forum social lémanique berichtet, dass die Polizei am Dienstag AnwältInnen des Legal Teams mit Gummigeschossen angegriffen hat. Das FSL fordert die Politik auf, wieder die Kontrolle über die Polizei zu übernehmen.
Ansonsten werden in Genf die verbarrikadierten Geschäfte wieder geöffnet und die Schäden gezählt.
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Aufrufe und Infos vom AntiRep
Aufruf der Antirepgruppe Lausanne sämtliche Beobachtungen im Zusammenhang mit Polizeiübergriffen zu melden.
NOCHMALS: Dringender Aufruf an alle die Fotos und Videos posten: Macht die Gesichter unkenntlich!
Aufruf an diejenigen, die Verhaftet wurden: meldet Euch bitte beim Antirep als freigelassen zurück! Sonst wird weiterhin nach euch gesucht.
Adresse:
Anti-répression Lausanne c/o ADC, Rue du Maupas 81, 1014 Lausanne / Schweiz
e-mail:
gar@no-log.org
Nummern vom 4. Juni an:
tel: ++41 (0)78 847 16 36 (français / anglais)
tel: ++41 (0)79 630 11 84 (deutsch)
Lausanne: Zeuginnen zu Vorfall am Sonntag im Parc Milan gesucht
- Formulare , um uns beobachtete oder selbst erlebte Verhaftungen während der Polizeieinsätze um die Anti-G8-Aktionen in Lausanne mitzuteilen.
- Rekursformular für all diejenigen, die an der Grenze zurückgewiesen wurden.
Für Genf die selben Angaben (siehe Formular) sowie zurückmelden an: Permanence Juridique de Geneve (G8 legal team) c/o Pierre Bayenet 45 quai Charles-Page 1205 Geneve SUISSE
antirepg8@no-log.org
[indymedia.ch, 05.06.2003 16:45]
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LETTRE OUVERTE AU CONSEIL D'ETAT
DE LA REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE
Monsieur le Président du Conseil d'Etat,
Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers d'Etat,
La permanence juridique G8 genevoise et ses nombreux groupes d'observateurs (legal teams) sont très préoccupés par les évènements graves ayant eu lieu pendant la période du sommet du G8, en particulier du dimanche 1er au mardi 3 juin 2003. Nous demandons au Conseil d'Etat de faire toute la lumière sur les agissements violents de la police et d'éclaircir la stratégie employée par les forces de l'ordre durant cette période. Ces évènements sont très graves et il s'agit d'en mesurer toutes les conséquences.
L'enquête parlementaire effectuée il y a cinq ans suite aux évènements de mai 1998 avait révélé de graves dysfonctionnements et des violations des droits de la personne de la part de la police. Les Conseillers d'Etat et le Chef de la police, Monsieur Alain Cudré-Mauroux, en avaient eu connaissance et nous ont assuré qu'ils en avaient pris acte. Malheureusement, cela n'a pas empêché la commission de nouvelles violations graves des droits de l'homme.
Notre travail d'observation et de récolte de témoignages a permis de rassembler des informations objectives et détaillées sur ces événements, dont nous exigeons qu'ils soient éclaircis :
1) Violences policières
Nous avons enregistré les témoignages nominatifs de plus de 50 personnes ayant subi des violences policières, pour la plupart en dehors de toute circonstance pouvant le justifier (légitime défense). Elles ont été frappées lors de leur interpellation, ou passées à tabac dans la rue puis abandonnées.
Mardi soir, alors que tout rassemblement était interdit par ordre du Procureur Général, de nombreux policiers ont agi comme s'ils avaient été autorisés à utiliser systématiquement la violence contre les manifestants et les badauds. A partir de 18h00 certains policiers, sans uniformes et cagoulés, frappaient sans raison et de manière indiscriminée les passants, utilisant parfois des matraques métalliques. De nombreuses personnes furent matraquées puis interpellées. Entre 19h00 et 3 heures du matin, la permanence juridique G8 a reçu environ 25 personnes blessées et traumatisées par ces événements. Ces actes odieux, qui constituent un grave précédent, ont porté atteinte à l'intégrité physique et psychique des manifestants, mais également des passants, des habitants et les badauds qui sortaient du travail ou vaquaient à leurs occupations habituelles. La police, par des manœuvres incompréhensibles, puisqu'il n'y avait aucun trouble, a souvent attiré des badauds pour les charger ensuite, parfois sans sommation.
Le nombre de cas est inquiétant parce qu'il indique une pratique systématique, ce d'autant plus que nous n'avons certainement eu connaissance que d'une petite partie des cas, étant donné que ces personnes étaient traumatisées et n'avaient pas toutes connaissance de notre existence. Aujourd'hui, de nombreuses personnes ont décidé de porter plainte contre la Police.
2) Non identification des agents de police
Depuis dimanche soir, la pratique de la police d'engager des agents sans uniformes, masqués ou cagoulés, identifiés seulement par un brassard orange (et parfois, selon des témoins, pas identifiés du tout) et portant des matraques télescopiques en métal s'est généralisée. Cette pratique rend quasiment impossible l'identification des policiers par les victimes de leurs violences et crée une situation d'impunité de fait.
Dimanche soir, un groupe d'une trentaine de policiers ainsi affublés ont pris d'assaut le centre culturel de l'Usine avec une violence inouïe. Plusieurs personnes qui en barraient l'entrée pacifiquement ont été frappées de coups de matraques métalliques sur la tête, le visage et d'autres parties du corps. Les policiers ne se sont pas identifiés au préalable (plusieurs personnes présentes pensaient qu'il s'agissait de membres du "black block"), et ont investi l'Usine sans présenter leur mandat. Le film tourné par des journalistes indépendants d'Indymedia, dont l'Usine était le centre logistique, montre clairement les faits (
http://italy.indymedia.org). Trois personnes ont été blessées. Nos observateurs n'ont pu entrer dans le bâtiment que 15 minutes plus tard, et les personnes présentes sur place nous ont fait part des insultes et violentes bousculades dont elles firent l'objet avant notre arrivée.
3) Entrave au travail des legal teams
Depuis le dimanche 1er juin, le travail d'observation des legal team a été entravé par les forces de l'ordre. Dans un premier temps, ce sont les policiers allemands qui ont usé de violences à notre encontre. Deux de nos observateurs, clairement identifiés par leur dossard, ont été agressés dimanche alors qu'ils se trouvaient à l'écart de l'émeute. L'un d'eux s'est fait fracturer le coude par un coup de matraque, alors qu'il se protégeait la tête et criait "Legal team, legal team". Son dossard lui a alors été arraché.
Lundi soir, nos observateurs légaux ont subi des menaces verbales et gestuelles (matraque brandie au-dessus de leurs têtes, braquage avec un fusil à balles en caoutchouc) de la part de représentants d'une police confédérée et de la police allemande.
Dès le mardi 3 juin, la police genevoise nous a systématiquement empêché de faire notre travail. A 18h30, l'un de nos observateurs a été menotté et sommé de rentrer chez lui sous peine d'arrestation. Un autre a reçu un coup de matraque sur la cuisse alors qu'il était posté dans la rue.
Plus tard, des policiers ont procédé à des contrôles d'identité de nos équipes et leur ont signifié qu'ils ne voulaient « pas de legal team par ici », et les ont menacés de leur tirer dessus. Une jeune avocate du legal team a reçu une balle en caoutchouc sur la jambe lors de l'un de ces contrôles, alors qu'elle s'apprêtait à présenter ses papiers.
Ces agissements violent le mémorandum d'accord signé par le FSL et vous-même, qui mentionne expressément les legal teams comme observateurs. Ce mémorandum prévoyant que le travail des observateurs ne serait pas entravé était en vigueur jusqu'au 3 juin 2003, contrairement à ce qui a été prétendu par certains policiers mardi soir.
Ces diverses entraves au travail d'observation des legal teams sont également en contradiction flagrante avec ce qui avait été convenu verbalement avec le chef de la police, lequel nous avait assuré que notre travail serait respecté et que notre intégrité physique ne serait pas mise en danger.
4) Utilisation d'armes non-létales
L'utilisation de balles en caoutchouc lors de manifestations est un retour inquiétant à une pratique disparue à Genève depuis plus de 20 ans. Ces armes peuvent causer de graves traumatismes, notamment la perte d'un oeil. Au vu de ces risques, leur emploi était disproportionné en l'absence de dégâts autres que matériels.
Autre pratique inquiétante: l'utilisation massive de bombes assourdissantes et de bombes lacrymogènes tirées d'une distance de quelques mètres sur des manifestants et des passants. Ces armes sont pourtant prévues pour être utilisées à une distance raisonnable, dans le but de causer de la gêne ou de l'effroi. Plusieurs personnes ont ainsi été blessées. L'une d'entre elles souffre d'un acouphène à l'oreille (lésion parfois irréversible). Une autre, journaliste, est toujours hospitalisée et en attente d'une greffe musculaire à la jambe. D'autres cas similaires nous ont été signalés.
5) Intimidation des journalistes
Le mardi 3 juin dans la soirée, la police a clairement agi de manière à empêcher la présence de témoins. L'attitude de la police à l'égard des médias est parlante à cet égard: des journalistes ont été pris à partie, leurs films et cassettes confisqués. Ils ont parfois été arrêtés et frappés, puis relâchés en pleine campagne.
Ces faits, ainsi que la perquisition brutale du centre logistique d'Indymedia à l'Usine, constituent des atteintes graves à la liberté de la presse.
6) Interdiction des manifestations
La décision d'interdire tout rassemblement porte atteinte à la liberté d'expression et de réunion, droits fondamentaux garantis tant par la constitution fédérale que par la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Une limitation aux droits fondamentaux ne peut se faire qu'à certaines conditions strictes. En l'espèce, si l'objectif d'intérêt public consistant en la protection des biens et des personnes peut être admis, les conditions de subsidiarité et de proportionnalité n'ont clairement pas été respectées. En effet, il existait un moyen moins contraignant de protéger le même intérêt : un encadrement strict de la manifestation (pacifiste !). De plus, cette interdiction ne respectait pas le principe d'adéquation : elle ne pouvait en aucune manière atteindre le but recherché.
Bien au contraire, la présence massive des forces de l'ordre dépêchées pour faire respecter cette interdiction a créé des attroupements de passants, lesquels ont ensuite été violemment dispersés par les mêmes forces de l'ordre...
7) Problèmes structurels
L'absence d'un commandement central cohérent a sans doute contribué au non-respect des droits fondamentaux des manifestants. Cinq contingents différents étaient présents dans le Canton de Genève (genevois, zurichois, fribourgeois, tessinois et surtout allemands). Nous avons constaté de graves problèmes de coordination entre ces différentes forces de police. Premièrement, les engagements pris par la police genevoise (qui assumait le commandement central) à l'égard des legal team n'ont pas été respectés par la police allemande et d'autres polices cantonales. Un député genevois a été menacé par un policier confédéré, en dehors de toute situation de violence. Il a également été constaté sur le terrain qu'un haut gradé de la police genevoise n'arrivait pas à faire entendre sa voix parmi des représentants d'autres forces cantonales, ce qui démontre un manque de contrôle manifeste de celles-ci. Par ailleurs, les sommations des polices suisses-allemandes et allemandes sur la rive droite ont parfois été faites en allemand uniquement, ce qui est inacceptable.
Suite à ces évènements, nous demandons:
- qu'une enquête indépendante fasse la lumière sur les agissements de la police et permette d'évaluer les responsabilités respectives des différents acteurs .
- que tout soit fait pour favoriser le travail de la Justice dans les affaires relatives aux manifestations contre le G8.
- que les policiers auteurs de violence fassent l'objet de sanctions disciplinaires et pénales.
- qu'il soit mis fin à l'utilisation par la police de masques et de cagoules empêchant leur identification et favorisant leur impunité, chaque agent devant porter son numéro de matricule de manière visible.
- que l'usage des matraques télescopiques en métal soit interdit
- que l'emploi d'autres forces policières cantonales et étrangères soit à l'avenir limité à la protection de lieux spécifiques, tels que l'aéroport,
Vous remerciant par avance de l'attention que vous apporterez à la présente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président du Conseil d'Etat, Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers d'Etat, l'expression de notre parfaite considération.
[La permanence juridique Genéve]
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Fahnen geklaut?!
haben bullen während der razzia im legalen camp in lausanne antifa-fahnen geklaut? als wir am sonntag von der demo in genf zurück ins legale lager nach lausanne kamen, ist uns sofort aufgefallen, dass unsere wie auch die anderen antifa-fahnen nich mehr da waren. wir vermuten schwer, dass die bullen die fahnen mitgenommen haben. wer kann uns mehr dazu sagen und wer ist auch betroffen? wäre ev. klage wegen diebstahl einzureichen? auch wurde während unserer abwesenheit die zelte offensichtlich durchsucht, wie sieht dazu die rechtslage aus? e-Mail::
hippy@jesus.ch
[indymedia.ch, Jünk, 05.06.2003 10:25]
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Bern - Anti-Repressions-Demo: Peinlicher Bullenauftritt
Kreative Anti-Repressionsdemo in Bern: Die Stapo Bern, Kapo Bern und Stapo Biel erschienen als Blauer Repressionsblock an der Demo und hinderten mit einem Kessel die anderen DemoteilnehmerInnen am demonstrieren - und legten damit die Berner Innenstadt für ca. 2 Stunden lahm! Was da wohl Bern Shopping dazu sagen wird!
Hintergrund der Demo:
http://www.indymedia.ch/de/2003/06/10933.shtml
http://www.indymedia.ch/de/2003/06/10958.shtml
Tagi Online 5.6.03
Grossaufgebot der Polizei verhindert Anti-Repressions-Demo in Bern
BERN - Mit einem Grossaufgebot hat die Polizei in Bern am Donnerstagabend eine unbewilligte "Anti-Repressions-Demo" gegen Polizeigewalt aus der linksautonomen Szene verhindert. Es kam zu keinen Ausschreitungen.
Ab 19.30 versammelten sich bei der Heiliggeistkirche rund 150 Jugendliche. Sie protestierten gegen die "Polizeirepression" während dem G-8-Gipfel und gegen das Verhalten von Polizei und Justiz im Zusammenhang mit einem Polizeieinsatz in der Stadt Bern, bei dem ein Kurde getötet wurde.
Die Kundgebungsteilnehmer, unter denen keine Vermummte des "Schwarzen Blocks" zu erkennen waren, wurden von einem Polizeikordon jedoch am geplanten Demonstrationszug durch die Innenstadt gehindert.
Ein Teil der Jugendlichen entschloss sich zu einem Sit-In auf den Tramschienen vor der Heiliggeistkirche und brachte damit den Tram- und Busverkehr während rund einer Stunde zum erliegen. Dabei blieb die Gruppe von 100 bis 150 Polizeigrenadieren und einem Wasserwerfer umstellt.
Danach kam es zwischen Polizei und Demonstranten offenbar zu einer Einigung, und die Kundgebungsteilnehmer, denen sich inzwischen rund 100 weitere Personen angeschlossen hatten, zogen sich via Bollwerk friedlich in die Reithalle zurück.
Die Stadtregierung hatte die aus dem Umfeld von Antifa und "Bündnis gegen Rechts" angekündigte Kundgebung verboten; vor dem Hintergrund der Ausschreitungen während dem G-8-Gipel sei erneut mit Gewaltanwendung zu rechnen, lautete die Begründung.
Die nicht identifizierbaren Organisatoren hätten um keine Bewilligung nachgesucht, und es sei nicht möglich gewesen, Absprachen für einen geordneten Verlauf der Kundgebung zu treffen.
Die Stadtpolizei Bern wurde bei dem Einsatz von der Kantonspolizei Bern und der Stadtpolizei Biel verstärkt, wie ein Polizeisprecher auf Anfrage sagte. Sechs Kundgebungsteilnehmer seien für eine Personenkontrolle vorübergehend festgenommen worden. (sda)
[indymedia.ch, Antirepressionskollektiv Spitalgasse, 05.06.2003 23:17]
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G8 - Soliaktion in Luxemburg
wenige Tage nach den Ereignissen rund um den G8 in Evian fand in Luxemburg eine Aktion statt, um Solidarität mit den Verhafteten zu zeigen und die Übergriffe, insbesondere den Mordversuch bei der Brückenaktion, anzuprangern.
Die Schweizer Botschaft liegt ganz unscheinbar in einer der Bankenstrassen von Luxemburg Stadt. Hier versammelten sich am Mittwoch abend einige wütende Menschen zu einer spontanen Aktion gegen die Repression in Lausanne und Genf.
Insbesondere der Mordversuch bei der Brückenaktion hat uns zutiefst schockiert, nicht nur aber auch weil viele von uns die beteiligten Personen gekannt haben.
Während Menschen ca. ein Dutzend Menschen vor der Botschaft Transparente und Schilder mit Aufschriften wie "gegen die Demokratie der Schlagstöcke und der Lügen" aufstellten, Musik spielten und Flugblätter verteilten, gelang es einigen andern die Überwachungskamera zu verkleben, das Schild mit der Aufschrift "Botschaft der Schweiz" von der Fassade zu klauen, anschliessend bis in den Flur vor den Büroräumen zu gelangen und diesen mit Aufklebern und gesprühten Parolen zu verzieren.
es war nur ne kleine symbolische aktion, aber es ist wichtig die Herrschenden nicht ungeschoren davonkommen zu lassen.
unser Widerstand kennt keine Grenzen !
Homepage:
http://www.infoladen.lu
[indymedia.de, von ephemere gestalten - 05.06.2003 13:30]
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Genf: >>carde blanche>carde blanche<<, eine Erlaubnis zu tun was sie für nötig halten,was auch immer es sei. Oder die Polizei trete in Streik und könnte nicht mehr für den Erhalt der öffentlichen Ordnung garantieren.
Was interessant wenn nicht gar absurd ist, denn die Proteste waren an diesem Tag, dem 3.Juni zu Ende, es sollte nur noch eine weitere spontane Demonstration gegen Polizeigewalt geben.
Warum auch immer, die Polizei erhielt die carde blanche, und als 100-200 Protestierer den Rücktritt der Polizeichefin fordern, riegelt die Polizei die Strassen Genfs ab, um dann die sich sammelnde schaulustige Menge anzugreifen. Fassungslos stehen Anwohner an der Strasse als sie die Polizei angreifen sieht ohne dass DemonstratInnen in der Nähe sind, ohne dass es auch nur einen an den Haaren herbeigezogenen Grund gibt. Fahrradfahrer werden von ihrem Fahrrad geschubst, in kleinen Gruppen von vier bis fünf stürmen PolizistInnen durch Genf um wahlos nach Lust und Laune Menschen zu schlagen oder zu jagen.
Am 3.Juni ist die Demokratische Grundordung in Genf ausser Kraft, ersetzt durchdie Willkür einer Polizei die versucht die öffentliche Ordnung wieder herzustellen die einzig und allein sie gefährdet.Sie umstellt eine Pizzeria und zwingt alle Insassen zu gehen, Journalisten werden geschlagen und ihr Material entwendet, Verhaftungen benötigen keine Begründung mehr, selbst wer vor unkontrolliert um sich schlagenden Riotcops flieht ist verdächtig. Anwohner werden mit Gummigeschossen beschossen und bedroht.
Am nächsten Tag ist es wieder ruhig.
Die Polizei hat sich zurückgezogen.
Die schweizer Presse ist voll von Fotos welche Riotcops zeigen die durch die genfer Strassen jagen. Der Machtkampf zwischen der dem rechten Lager zugeordneten Polizeichefin und der parlamentarischen Linken geht weiter. Morgen ist die nächste Demonstration gegen Polizeigewalt und immer noch hängt die Stadt voll von Pacefahnen.
Allerdings fällt es wie immer denen die nicht selbst Opfer der die öffentliche Ordnung wiederherstellenden PolizistInnen wurden, schwer zu glauben, dass etwas faul ist im Staate Schweiz.
Vielleicht ist auch zu anstrengend.
links:
genfer Presse (französisch):
www.tdg.ch
www.lecourrier.ch
[indymedia.ch, von one - 05.06.2003 21:12]
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G8 Genf: ein AugenzeugInnenbericht der Usine- Stürmung
Am Sonntag, 1. Juni 2003, stuermte die Polizei das Kulturzentrum Usine in Genf und verhaftete ein Dutzend Menschen. Mindestens drei Personen wurden durch Schläge auf den Kopf verletzt. Die Polizei stürmte auch das indymedia Zentrum und das geneva03 Radio/TV Studio, das sich im gleichen Gebäude befindet, und hielt die Menschen während etwa zwei Stunden fest.
Usine, 1.6.03
Sonntagnacht begann die Polizei, das Gebiet rund um l'Usine (Fabrik), ein sselbstverwwaltetes Kulturzentrum in Genf, zu umzingeln. Es gab Auschreitungen in einer Strasse (rue du Stand) nicht weit von der Usine und die Polizei draengte die Menschen in Richtung Usine damit sie nicht in die Innenstadt gelangen. Die Polizei setzte sehr viel Traenengas und Gummigeschosse in den Strassen rund um die Usine ein.
Am Sonntag befanden sich im Gegensatz zu Samstag nicht so viele menschen auf dem Place des Volontaires, es fand kein Konzert in der Usine statt. Protestierende befanden sich noch immer auf der Ruekckehr von der grossen Demo zwischen Genf und Annemasse, an der sich 100000 Menschen beteiligt hatten.
Als die Usine MitarbeiterInnen fragten, weshalb die Usine von der Polizei abgesperrt wird, wurde ihnen gesagt dass die Polizei erwarte dass die "casseurs" (RandaliererInnen) sich zum gebaeude hin zurueckziehen wuerden. die Polizeikette verweilte dort eine Stunde lang, der Place des Volontaires war ruhig, einige Aktivistinnen assen bei der Volxkueche. Mehr und mehr Polizeikraefte wurden in das Gebiet rund um die Usine verlagert, aber die Polizeikette direkt vor der usine machte einen relativ entspannten Eindruck. In der parallelstrasse sahen wir wie die Polizei Menschen verfolgte.
Ploetzlich stuermte eine grosse gruppe von ZivilpolizistInnen auf die Usine zu. Menschen die vor dem Eingang gewaltfrei veersuchten, die Tuer zu schuetzen, wurde brutaal geschlagen. Eine Journalistin wurde auf den kopf geschlagen, ein Zahn gebrochen. Ein grauhaariger Mann auf dem Platz wurde auf den Boden geworfen und gescchlagen. Die 31 Zivilpolizisten (plus eine Frau) waren alle maskiert, viele trugen Motorradhelme und eine rote armbinde auf der Polizei stand. Sie sahen aeusserst brutal und fies aus und waren mit teleskop- Knueppeln bewaffnet. Sie waren wie Protestierende gekleidet, einige trugen Palaestinatuecher. Mitarbeiter der usine versuchten mit ihnen zu reden, aber ein Usine Mitarbeiter wurde brutal auf den Kopf geschlagen und musste ins Spital/ Krankenhaus gebracht werden. Riot Cops schuetzten die Stuermung der Zivilpolizisten und schossen Traenengas auf die Menschen auf dem Platz.
Ohne vorherige Warnung stürmten die Zivilpolizisten brutal die Usine, Türen aufbrechend und laut schreiend. Sie veranstalteten einen unglaublichen Lärm, bestimmt um die Leute im Gebäude einzuschüchtern.
Ich war in der Cafeteria namens Moloko in der Usine, und trank Bier. Wir waren etwa 10 Leute im Cafe. Die Razzia erfolgte völlig unerwartet. Wir schauten aus dem Fenster und sahenwie die Zivilpolizisten plötzlich sehr schnell auf das Gebäude zu stürmten. "Oh nein, sie stürmen tatsächlich das Gebäude", schrie einer. Wir hörten den unglaublichen Lärm draussen und rechneten damit, gleich brutal zusammen geschlagen zu werden. Ich war in Genua gewesen und erinnerte mich an den Überfall auf die Diaz- Schule. Wir setzten uns alle an einen Tisch und versuchten so ruhig wie möglich zu sein. Die Zivilpolizisten schrien vor der tür zum Cafe, die wir soeben von innen verriegelt hatten. Ein Usine Mitarbeiter sagte er würde die Tür öffnen und wir würden alle ruhig bleiben. Wir sollten keine Tricks versuchen, meinte der Zivilpolizist: "haltet die Hände über dem Kopf wenn wir reinkommen und es passiert euch nichts", schrie der Polizist durch die Tür. Der Usine Mitarbeiter entriegelte die Tür und wir hielten alle die Hände hoch. Sie stürmten rein mit hocherhobenen Knüppeln, fesselten uns mit Plastikhandschellen, durchsuchten unsere Hosentaschen, prüften unsere Pässe/ Ausweise. Sie zeigten uns ihrerseits keinen Nachweis dass sie Polizisten seien. Sie schoben und schubsten uns rum. Sie schrien uns an, und wir mussten übersetzen für diejenigen unter uns die kein Französisch verstanden. Eine Journalistin unter uns zeigte einen gültigen internationalen Presseausweis und eine offizielle Akkreditierung zum G8- Gipfel, aber die Zivilpolizisten interessierten sich nicht die Bohne dafür. All unsere Habseligkeiten (inklusive Kameras) wurden in Plastiksäcke verpackt die uns um den Hals gehängt wurden. Wir wurden die Treppe runter geschoben in die halle vor dem Eingang. Sie schrien uns an und zwangen uns dazu, uns in einer Reihe auf den Boden zu knien. Nebenbei warfen sie alle Flugblätter auf den umstehenden Tischen auf den Boden. Dann kam die eigentliche Polizei rein (in Uniformen gekleidet), mitsamt einem Chef der wohl für die Operation verantwortlich war. Sie hatten die Zivilpolizisten die dreckige Arbeit machen lassen, nun gaben sie die Befehle. Wir sahen wie die Riot Cops draussen vor dem Eingang standen und die Menschen auf dem Platz abwehrte (auch VertreterInnen vom Legal Team). Für kurze Zeit konbte jemand vom Legal Team zu uns kommen und uns fragen ob wir geschlagen worden waren. Ein mann wurde von draussen reingestossen und hatte eine blutende Kopfwunde.
Sie teilten uns in zwei Gruppen auf, die einheimischen GenferInnen und die Internationalen. Wir Internationalen wurden einzeln, immer noch auf dem Rücken gefesselt, von je einem Zivilpolizisten schroff festgehalten, in die Polizeiwanne geschoben, von einem Spalier von Riot Cops abgesichert. Legal team VertreterInnen baten uns unsere Namen zu rufen. Wir mussten uns im Polizeiwagen in eine Reihe setzen mit je einem Zivilpolizisten neben uns. Sie boten uns Mineralwasser an das wir ablehnten. Sie machten Witze weil der Wagen zunächst nicht ansprang. Die Handfesseln waren extrem eng, und eine Frau bat darum, dass sie geöffnet wurden. Ein Polizist versuchte sie mit einem Schweizer Taschenmesser aufzuschneiden und es gelang ihm erst beim zweiten Anlauf mit einem grösseren Messer.
Dann verliess der Wagen den Platz und fuhr zu einer nahegelegenen Polizeistation. Wir wurden in eine Garage gefahren und dort wurden wir wiederum dazu gezwungen, in einer Reihe auf dem Betonboden zu knien. Die Zivilpolizisten standen hinter uns und bewachten uns mit ihren Knüppeln in der Hand. Als wir uns unterhielten, wurde uns befohlen zu schweigen.
Dann filzten sie uns, wir mussten unsere T-shirts ausziehen (die Frauen mussten den ganzen Oberkörper frei machen), die Hosen und Schuhe, und sie druchsuchten all unsere taschen und taten alles was
Genf nach dem G8: Neue Demos und Verbote
Nachdem der Conseil d État das Demonstrationsverbot am Mittwoch wieder aufgehoben hat, trat es erneut in Kraft. Eine Antirepressionsdemo, die gestern Abend stattfinden sollte, wurde verboten. Deshalb hat das Forum social lémanique (FSL) entschieden, für heute zu einer Demonstration um 18 Uhr zur plaine de Plainpalais zu mobilisieren. Die Demo wendet sich gegen die Einschränkung der Meinungsfreiheit und die Polizeigewalt und für die Absetzung Michelle Spoerris. Der Conseil d État hat die Demo ausdrücklich verboten, die Polizei kündigte an, die Demo zu unterbinden.
Die Genfer Grünen werden an der Demo explizit nicht teilnehmen, angesichts des Bildes das die Ereignisse in Genf am Wochenende hinterlassen haben. Sie sind auch gegen den Rücktritt Spoerris, den vor allem Konservative und Rechte fordern.
Kritisiert wird in der Genfer Presse das Vorgehen der Polizei auf den Demos am Montag und Dienstag Abend, wo die Polizei viele Unbeteiligte, selbst Presse und Legal Team zusammengeschlagen und mit Tränengas eingedeckt hat. Das Forum social lémanique berichtet, dass die Polizei am Dienstag AnwältInnen des Legal Teams mit Gummigeschossen angegriffen hat. Das FSL fordert die Politik auf, wieder die Kontrolle über die Polizei zu übernehmen.
Ansonsten werden in Genf die verbarrikadierten Geschäfte wieder geöffnet und die Schäden gezählt.
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NOCHMALS: Dringender Aufruf an alle die Fotos und Videos posten: Macht die Gesichter unkenntlich!
Aufruf an diejenigen, die Verhaftet wurden: meldet Euch bitte beim Antirep als freigelassen zurück! Sonst wird weiterhin nach euch gesucht.
Adresse:
Anti-répression Lausanne c/o ADC, Rue du Maupas 81, 1014 Lausanne / Schweiz
e-mail:
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tel: ++41 (0)78 847 16 36 (français / anglais)
tel: ++41 (0)79 630 11 84 (deutsch)
Lausanne: Zeuginnen zu Vorfall am Sonntag im Parc Milan gesucht
- Formulare , um uns beobachtete oder selbst erlebte Verhaftungen während der Polizeieinsätze um die Anti-G8-Aktionen in Lausanne mitzuteilen.
- Rekursformular für all diejenigen, die an der Grenze zurückgewiesen wurden.
Für Genf die selben Angaben (siehe Formular) sowie zurückmelden an: Permanence Juridique de Geneve (G8 legal team) c/o Pierre Bayenet 45 quai Charles-Page 1205 Geneve SUISSE
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LETTRE OUVERTE AU CONSEIL D'ETAT
DE LA REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE
Monsieur le Président du Conseil d'Etat,
Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers d'Etat,
La permanence juridique G8 genevoise et ses nombreux groupes d'observateurs (legal teams) sont très préoccupés par les évènements graves ayant eu lieu pendant la période du sommet du G8, en particulier du dimanche 1er au mardi 3 juin 2003. Nous demandons au Conseil d'Etat de faire toute la lumière sur les agissements violents de la police et d'éclaircir la stratégie employée par les forces de l'ordre durant cette période. Ces évènements sont très graves et il s'agit d'en mesurer toutes les conséquences.
L'enquête parlementaire effectuée il y a cinq ans suite aux évènements de mai 1998 avait révélé de graves dysfonctionnements et des violations des droits de la personne de la part de la police. Les Conseillers d'Etat et le Chef de la police, Monsieur Alain Cudré-Mauroux, en avaient eu connaissance et nous ont assuré qu'ils en avaient pris acte. Malheureusement, cela n'a pas empêché la commission de nouvelles violations graves des droits de l'homme.
Notre travail d'observation et de récolte de témoignages a permis de rassembler des informations objectives et détaillées sur ces événements, dont nous exigeons qu'ils soient éclaircis :
1) Violences policières
Nous avons enregistré les témoignages nominatifs de plus de 50 personnes ayant subi des violences policières, pour la plupart en dehors de toute circonstance pouvant le justifier (légitime défense). Elles ont été frappées lors de leur interpellation, ou passées à tabac dans la rue puis abandonnées.
Mardi soir, alors que tout rassemblement était interdit par ordre du Procureur Général, de nombreux policiers ont agi comme s'ils avaient été autorisés à utiliser systématiquement la violence contre les manifestants et les badauds. A partir de 18h00 certains policiers, sans uniformes et cagoulés, frappaient sans raison et de manière indiscriminée les passants, utilisant parfois des matraques métalliques. De nombreuses personnes furent matraquées puis interpellées. Entre 19h00 et 3 heures du matin, la permanence juridique G8 a reçu environ 25 personnes blessées et traumatisées par ces événements. Ces actes odieux, qui constituent un grave précédent, ont porté atteinte à l'intégrité physique et psychique des manifestants, mais également des passants, des habitants et les badauds qui sortaient du travail ou vaquaient à leurs occupations habituelles. La police, par des manœuvres incompréhensibles, puisqu'il n'y avait aucun trouble, a souvent attiré des badauds pour les charger ensuite, parfois sans sommation.
Le nombre de cas est inquiétant parce qu'il indique une pratique systématique, ce d'autant plus que nous n'avons certainement eu connaissance que d'une petite partie des cas, étant donné que ces personnes étaient traumatisées et n'avaient pas toutes connaissance de notre existence. Aujourd'hui, de nombreuses personnes ont décidé de porter plainte contre la Police.
2) Non identification des agents de police
Depuis dimanche soir, la pratique de la police d'engager des agents sans uniformes, masqués ou cagoulés, identifiés seulement par un brassard orange (et parfois, selon des témoins, pas identifiés du tout) et portant des matraques télescopiques en métal s'est généralisée. Cette pratique rend quasiment impossible l'identification des policiers par les victimes de leurs violences et crée une situation d'impunité de fait.
Dimanche soir, un groupe d'une trentaine de policiers ainsi affublés ont pris d'assaut le centre culturel de l'Usine avec une violence inouïe. Plusieurs personnes qui en barraient l'entrée pacifiquement ont été frappées de coups de matraques métalliques sur la tête, le visage et d'autres parties du corps. Les policiers ne se sont pas identifiés au préalable (plusieurs personnes présentes pensaient qu'il s'agissait de membres du "black block"), et ont investi l'Usine sans présenter leur mandat. Le film tourné par des journalistes indépendants d'Indymedia, dont l'Usine était le centre logistique, montre clairement les faits (
http://italy.indymedia.org). Trois personnes ont été blessées. Nos observateurs n'ont pu entrer dans le bâtiment que 15 minutes plus tard, et les personnes présentes sur place nous ont fait part des insultes et violentes bousculades dont elles firent l'objet avant notre arrivée. 3) Entrave au travail des legal teams
Depuis le dimanche 1er juin, le travail d'observation des legal team a été entravé par les forces de l'ordre. Dans un premier temps, ce sont les policiers allemands qui ont usé de violences à notre encontre. Deux de nos observateurs, clairement identifiés par leur dossard, ont été agressés dimanche alors qu'ils se trouvaient à l'écart de l'émeute. L'un d'eux s'est fait fracturer le coude par un coup de matraque, alors qu'il se protégeait la tête et criait "Legal team, legal team". Son dossard lui a alors été arraché.
Lundi soir, nos observateurs légaux ont subi des menaces verbales et gestuelles (matraque brandie au-dessus de leurs têtes, braquage avec un fusil à balles en caoutchouc) de la part de représentants d'une police confédérée et de la police allemande.
Dès le mardi 3 juin, la police genevoise nous a systématiquement empêché de faire notre travail. A 18h30, l'un de nos observateurs a été menotté et sommé de rentrer chez lui sous peine d'arrestation. Un autre a reçu un coup de matraque sur la cuisse alors qu'il était posté dans la rue.
Plus tard, des policiers ont procédé à des contrôles d'identité de nos équipes et leur ont signifié qu'ils ne voulaient « pas de legal team par ici », et les ont menacés de leur tirer dessus. Une jeune avocate du legal team a reçu une balle en caoutchouc sur la jambe lors de l'un de ces contrôles, alors qu'elle s'apprêtait à présenter ses papiers.
Ces agissements violent le mémorandum d'accord signé par le FSL et vous-même, qui mentionne expressément les legal teams comme observateurs. Ce mémorandum prévoyant que le travail des observateurs ne serait pas entravé était en vigueur jusqu'au 3 juin 2003, contrairement à ce qui a été prétendu par certains policiers mardi soir.
Ces diverses entraves au travail d'observation des legal teams sont également en contradiction flagrante avec ce qui avait été convenu verbalement avec le chef de la police, lequel nous avait assuré que notre travail serait respecté et que notre intégrité physique ne serait pas mise en danger.
4) Utilisation d'armes non-létales
L'utilisation de balles en caoutchouc lors de manifestations est un retour inquiétant à une pratique disparue à Genève depuis plus de 20 ans. Ces armes peuvent causer de graves traumatismes, notamment la perte d'un oeil. Au vu de ces risques, leur emploi était disproportionné en l'absence de dégâts autres que matériels.
Autre pratique inquiétante: l'utilisation massive de bombes assourdissantes et de bombes lacrymogènes tirées d'une distance de quelques mètres sur des manifestants et des passants. Ces armes sont pourtant prévues pour être utilisées à une distance raisonnable, dans le but de causer de la gêne ou de l'effroi. Plusieurs personnes ont ainsi été blessées. L'une d'entre elles souffre d'un acouphène à l'oreille (lésion parfois irréversible). Une autre, journaliste, est toujours hospitalisée et en attente d'une greffe musculaire à la jambe. D'autres cas similaires nous ont été signalés.
5) Intimidation des journalistes
Le mardi 3 juin dans la soirée, la police a clairement agi de manière à empêcher la présence de témoins. L'attitude de la police à l'égard des médias est parlante à cet égard: des journalistes ont été pris à partie, leurs films et cassettes confisqués. Ils ont parfois été arrêtés et frappés, puis relâchés en pleine campagne.
Ces faits, ainsi que la perquisition brutale du centre logistique d'Indymedia à l'Usine, constituent des atteintes graves à la liberté de la presse.
6) Interdiction des manifestations
La décision d'interdire tout rassemblement porte atteinte à la liberté d'expression et de réunion, droits fondamentaux garantis tant par la constitution fédérale que par la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Une limitation aux droits fondamentaux ne peut se faire qu'à certaines conditions strictes. En l'espèce, si l'objectif d'intérêt public consistant en la protection des biens et des personnes peut être admis, les conditions de subsidiarité et de proportionnalité n'ont clairement pas été respectées. En effet, il existait un moyen moins contraignant de protéger le même intérêt : un encadrement strict de la manifestation (pacifiste !). De plus, cette interdiction ne respectait pas le principe d'adéquation : elle ne pouvait en aucune manière atteindre le but recherché.
Bien au contraire, la présence massive des forces de l'ordre dépêchées pour faire respecter cette interdiction a créé des attroupements de passants, lesquels ont ensuite été violemment dispersés par les mêmes forces de l'ordre...
7) Problèmes structurels
L'absence d'un commandement central cohérent a sans doute contribué au non-respect des droits fondamentaux des manifestants. Cinq contingents différents étaient présents dans le Canton de Genève (genevois, zurichois, fribourgeois, tessinois et surtout allemands). Nous avons constaté de graves problèmes de coordination entre ces différentes forces de police. Premièrement, les engagements pris par la police genevoise (qui assumait le commandement central) à l'égard des legal team n'ont pas été respectés par la police allemande et d'autres polices cantonales. Un député genevois a été menacé par un policier confédéré, en dehors de toute situation de violence. Il a également été constaté sur le terrain qu'un haut gradé de la police genevoise n'arrivait pas à faire entendre sa voix parmi des représentants d'autres forces cantonales, ce qui démontre un manque de contrôle manifeste de celles-ci. Par ailleurs, les sommations des polices suisses-allemandes et allemandes sur la rive droite ont parfois été faites en allemand uniquement, ce qui est inacceptable.
Suite à ces évènements, nous demandons:
- qu'une enquête indépendante fasse la lumière sur les agissements de la police et permette d'évaluer les responsabilités respectives des différents acteurs .
- que tout soit fait pour favoriser le travail de la Justice dans les affaires relatives aux manifestations contre le G8.
- que les policiers auteurs de violence fassent l'objet de sanctions disciplinaires et pénales.
- qu'il soit mis fin à l'utilisation par la police de masques et de cagoules empêchant leur identification et favorisant leur impunité, chaque agent devant porter son numéro de matricule de manière visible.
- que l'usage des matraques télescopiques en métal soit interdit
- que l'emploi d'autres forces policières cantonales et étrangères soit à l'avenir limité à la protection de lieux spécifiques, tels que l'aéroport,
Vous remerciant par avance de l'attention que vous apporterez à la présente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président du Conseil d'Etat, Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers d'Etat, l'expression de notre parfaite considération.
[La permanence juridique Genéve]
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Fahnen geklaut?!
haben bullen während der razzia im legalen camp in lausanne antifa-fahnen geklaut? als wir am sonntag von der demo in genf zurück ins legale lager nach lausanne kamen, ist uns sofort aufgefallen, dass unsere wie auch die anderen antifa-fahnen nich mehr da waren. wir vermuten schwer, dass die bullen die fahnen mitgenommen haben. wer kann uns mehr dazu sagen und wer ist auch betroffen? wäre ev. klage wegen diebstahl einzureichen? auch wurde während unserer abwesenheit die zelte offensichtlich durchsucht, wie sieht dazu die rechtslage aus? e-Mail::
hippy@jesus.ch [indymedia.ch, Jünk, 05.06.2003 10:25]
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Bern - Anti-Repressions-Demo: Peinlicher Bullenauftritt
Kreative Anti-Repressionsdemo in Bern: Die Stapo Bern, Kapo Bern und Stapo Biel erschienen als Blauer Repressionsblock an der Demo und hinderten mit einem Kessel die anderen DemoteilnehmerInnen am demonstrieren - und legten damit die Berner Innenstadt für ca. 2 Stunden lahm! Was da wohl Bern Shopping dazu sagen wird!
Hintergrund der Demo:
http://www.indymedia.ch/de/2003/06/10933.shtml
http://www.indymedia.ch/de/2003/06/10958.shtml Tagi Online 5.6.03
Grossaufgebot der Polizei verhindert Anti-Repressions-Demo in Bern
BERN - Mit einem Grossaufgebot hat die Polizei in Bern am Donnerstagabend eine unbewilligte "Anti-Repressions-Demo" gegen Polizeigewalt aus der linksautonomen Szene verhindert. Es kam zu keinen Ausschreitungen.
Ab 19.30 versammelten sich bei der Heiliggeistkirche rund 150 Jugendliche. Sie protestierten gegen die "Polizeirepression" während dem G-8-Gipfel und gegen das Verhalten von Polizei und Justiz im Zusammenhang mit einem Polizeieinsatz in der Stadt Bern, bei dem ein Kurde getötet wurde.
Die Kundgebungsteilnehmer, unter denen keine Vermummte des "Schwarzen Blocks" zu erkennen waren, wurden von einem Polizeikordon jedoch am geplanten Demonstrationszug durch die Innenstadt gehindert.
Ein Teil der Jugendlichen entschloss sich zu einem Sit-In auf den Tramschienen vor der Heiliggeistkirche und brachte damit den Tram- und Busverkehr während rund einer Stunde zum erliegen. Dabei blieb die Gruppe von 100 bis 150 Polizeigrenadieren und einem Wasserwerfer umstellt.
Danach kam es zwischen Polizei und Demonstranten offenbar zu einer Einigung, und die Kundgebungsteilnehmer, denen sich inzwischen rund 100 weitere Personen angeschlossen hatten, zogen sich via Bollwerk friedlich in die Reithalle zurück.
Die Stadtregierung hatte die aus dem Umfeld von Antifa und "Bündnis gegen Rechts" angekündigte Kundgebung verboten; vor dem Hintergrund der Ausschreitungen während dem G-8-Gipel sei erneut mit Gewaltanwendung zu rechnen, lautete die Begründung.
Die nicht identifizierbaren Organisatoren hätten um keine Bewilligung nachgesucht, und es sei nicht möglich gewesen, Absprachen für einen geordneten Verlauf der Kundgebung zu treffen.
Die Stadtpolizei Bern wurde bei dem Einsatz von der Kantonspolizei Bern und der Stadtpolizei Biel verstärkt, wie ein Polizeisprecher auf Anfrage sagte. Sechs Kundgebungsteilnehmer seien für eine Personenkontrolle vorübergehend festgenommen worden. (sda)
[indymedia.ch, Antirepressionskollektiv Spitalgasse, 05.06.2003 23:17]
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G8 - Soliaktion in Luxemburg
wenige Tage nach den Ereignissen rund um den G8 in Evian fand in Luxemburg eine Aktion statt, um Solidarität mit den Verhafteten zu zeigen und die Übergriffe, insbesondere den Mordversuch bei der Brückenaktion, anzuprangern.
Die Schweizer Botschaft liegt ganz unscheinbar in einer der Bankenstrassen von Luxemburg Stadt. Hier versammelten sich am Mittwoch abend einige wütende Menschen zu einer spontanen Aktion gegen die Repression in Lausanne und Genf.
Insbesondere der Mordversuch bei der Brückenaktion hat uns zutiefst schockiert, nicht nur aber auch weil viele von uns die beteiligten Personen gekannt haben.
Während Menschen ca. ein Dutzend Menschen vor der Botschaft Transparente und Schilder mit Aufschriften wie "gegen die Demokratie der Schlagstöcke und der Lügen" aufstellten, Musik spielten und Flugblätter verteilten, gelang es einigen andern die Überwachungskamera zu verkleben, das Schild mit der Aufschrift "Botschaft der Schweiz" von der Fassade zu klauen, anschliessend bis in den Flur vor den Büroräumen zu gelangen und diesen mit Aufklebern und gesprühten Parolen zu verzieren.
es war nur ne kleine symbolische aktion, aber es ist wichtig die Herrschenden nicht ungeschoren davonkommen zu lassen.
unser Widerstand kennt keine Grenzen !
Homepage:
http://www.infoladen.lu [indymedia.de, von ephemere gestalten - 05.06.2003 13:30]
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Genf: >>carde blanche>carde blanche<<, eine Erlaubnis zu tun was sie für nötig halten,was auch immer es sei. Oder die Polizei trete in Streik und könnte nicht mehr für den Erhalt der öffentlichen Ordnung garantieren.
Was interessant wenn nicht gar absurd ist, denn die Proteste waren an diesem Tag, dem 3.Juni zu Ende, es sollte nur noch eine weitere spontane Demonstration gegen Polizeigewalt geben.
Warum auch immer, die Polizei erhielt die carde blanche, und als 100-200 Protestierer den Rücktritt der Polizeichefin fordern, riegelt die Polizei die Strassen Genfs ab, um dann die sich sammelnde schaulustige Menge anzugreifen. Fassungslos stehen Anwohner an der Strasse als sie die Polizei angreifen sieht ohne dass DemonstratInnen in der Nähe sind, ohne dass es auch nur einen an den Haaren herbeigezogenen Grund gibt. Fahrradfahrer werden von ihrem Fahrrad geschubst, in kleinen Gruppen von vier bis fünf stürmen PolizistInnen durch Genf um wahlos nach Lust und Laune Menschen zu schlagen oder zu jagen.
Am 3.Juni ist die Demokratische Grundordung in Genf ausser Kraft, ersetzt durchdie Willkür einer Polizei die versucht die öffentliche Ordnung wieder herzustellen die einzig und allein sie gefährdet.Sie umstellt eine Pizzeria und zwingt alle Insassen zu gehen, Journalisten werden geschlagen und ihr Material entwendet, Verhaftungen benötigen keine Begründung mehr, selbst wer vor unkontrolliert um sich schlagenden Riotcops flieht ist verdächtig. Anwohner werden mit Gummigeschossen beschossen und bedroht.
Am nächsten Tag ist es wieder ruhig.
Die Polizei hat sich zurückgezogen.
Die schweizer Presse ist voll von Fotos welche Riotcops zeigen die durch die genfer Strassen jagen. Der Machtkampf zwischen der dem rechten Lager zugeordneten Polizeichefin und der parlamentarischen Linken geht weiter. Morgen ist die nächste Demonstration gegen Polizeigewalt und immer noch hängt die Stadt voll von Pacefahnen.
Allerdings fällt es wie immer denen die nicht selbst Opfer der die öffentliche Ordnung wiederherstellenden PolizistInnen wurden, schwer zu glauben, dass etwas faul ist im Staate Schweiz.
Vielleicht ist auch zu anstrengend.
links:
genfer Presse (französisch):
www.tdg.ch
www.lecourrier.ch
[indymedia.ch, von one - 05.06.2003 21:12]
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G8 Genf: ein AugenzeugInnenbericht der Usine- Stürmung
Am Sonntag, 1. Juni 2003, stuermte die Polizei das Kulturzentrum Usine in Genf und verhaftete ein Dutzend Menschen. Mindestens drei Personen wurden durch Schläge auf den Kopf verletzt. Die Polizei stürmte auch das indymedia Zentrum und das geneva03 Radio/TV Studio, das sich im gleichen Gebäude befindet, und hielt die Menschen während etwa zwei Stunden fest.
Usine, 1.6.03
Sonntagnacht begann die Polizei, das Gebiet rund um l'Usine (Fabrik), ein sselbstverwwaltetes Kulturzentrum in Genf, zu umzingeln. Es gab Auschreitungen in einer Strasse (rue du Stand) nicht weit von der Usine und die Polizei draengte die Menschen in Richtung Usine damit sie nicht in die Innenstadt gelangen. Die Polizei setzte sehr viel Traenengas und Gummigeschosse in den Strassen rund um die Usine ein.
Am Sonntag befanden sich im Gegensatz zu Samstag nicht so viele menschen auf dem Place des Volontaires, es fand kein Konzert in der Usine statt. Protestierende befanden sich noch immer auf der Ruekckehr von der grossen Demo zwischen Genf und Annemasse, an der sich 100000 Menschen beteiligt hatten.
Als die Usine MitarbeiterInnen fragten, weshalb die Usine von der Polizei abgesperrt wird, wurde ihnen gesagt dass die Polizei erwarte dass die "casseurs" (RandaliererInnen) sich zum gebaeude hin zurueckziehen wuerden. die Polizeikette verweilte dort eine Stunde lang, der Place des Volontaires war ruhig, einige Aktivistinnen assen bei der Volxkueche. Mehr und mehr Polizeikraefte wurden in das Gebiet rund um die Usine verlagert, aber die Polizeikette direkt vor der usine machte einen relativ entspannten Eindruck. In der parallelstrasse sahen wir wie die Polizei Menschen verfolgte.
Ploetzlich stuermte eine grosse gruppe von ZivilpolizistInnen auf die Usine zu. Menschen die vor dem Eingang gewaltfrei veersuchten, die Tuer zu schuetzen, wurde brutaal geschlagen. Eine Journalistin wurde auf den kopf geschlagen, ein Zahn gebrochen. Ein grauhaariger Mann auf dem Platz wurde auf den Boden geworfen und gescchlagen. Die 31 Zivilpolizisten (plus eine Frau) waren alle maskiert, viele trugen Motorradhelme und eine rote armbinde auf der Polizei stand. Sie sahen aeusserst brutal und fies aus und waren mit teleskop- Knueppeln bewaffnet. Sie waren wie Protestierende gekleidet, einige trugen Palaestinatuecher. Mitarbeiter der usine versuchten mit ihnen zu reden, aber ein Usine Mitarbeiter wurde brutal auf den Kopf geschlagen und musste ins Spital/ Krankenhaus gebracht werden. Riot Cops schuetzten die Stuermung der Zivilpolizisten und schossen Traenengas auf die Menschen auf dem Platz.
Ohne vorherige Warnung stürmten die Zivilpolizisten brutal die Usine, Türen aufbrechend und laut schreiend. Sie veranstalteten einen unglaublichen Lärm, bestimmt um die Leute im Gebäude einzuschüchtern.
Ich war in der Cafeteria namens Moloko in der Usine, und trank Bier. Wir waren etwa 10 Leute im Cafe. Die Razzia erfolgte völlig unerwartet. Wir schauten aus dem Fenster und sahenwie die Zivilpolizisten plötzlich sehr schnell auf das Gebäude zu stürmten. "Oh nein, sie stürmen tatsächlich das Gebäude", schrie einer. Wir hörten den unglaublichen Lärm draussen und rechneten damit, gleich brutal zusammen geschlagen zu werden. Ich war in Genua gewesen und erinnerte mich an den Überfall auf die Diaz- Schule. Wir setzten uns alle an einen Tisch und versuchten so ruhig wie möglich zu sein. Die Zivilpolizisten schrien vor der tür zum Cafe, die wir soeben von innen verriegelt hatten. Ein Usine Mitarbeiter sagte er würde die Tür öffnen und wir würden alle ruhig bleiben. Wir sollten keine Tricks versuchen, meinte der Zivilpolizist: "haltet die Hände über dem Kopf wenn wir reinkommen und es passiert euch nichts", schrie der Polizist durch die Tür. Der Usine Mitarbeiter entriegelte die Tür und wir hielten alle die Hände hoch. Sie stürmten rein mit hocherhobenen Knüppeln, fesselten uns mit Plastikhandschellen, durchsuchten unsere Hosentaschen, prüften unsere Pässe/ Ausweise. Sie zeigten uns ihrerseits keinen Nachweis dass sie Polizisten seien. Sie schoben und schubsten uns rum. Sie schrien uns an, und wir mussten übersetzen für diejenigen unter uns die kein Französisch verstanden. Eine Journalistin unter uns zeigte einen gültigen internationalen Presseausweis und eine offizielle Akkreditierung zum G8- Gipfel, aber die Zivilpolizisten interessierten sich nicht die Bohne dafür. All unsere Habseligkeiten (inklusive Kameras) wurden in Plastiksäcke verpackt die uns um den Hals gehängt wurden. Wir wurden die Treppe runter geschoben in die halle vor dem Eingang. Sie schrien uns an und zwangen uns dazu, uns in einer Reihe auf den Boden zu knien. Nebenbei warfen sie alle Flugblätter auf den umstehenden Tischen auf den Boden. Dann kam die eigentliche Polizei rein (in Uniformen gekleidet), mitsamt einem Chef der wohl für die Operation verantwortlich war. Sie hatten die Zivilpolizisten die dreckige Arbeit machen lassen, nun gaben sie die Befehle. Wir sahen wie die Riot Cops draussen vor dem Eingang standen und die Menschen auf dem Platz abwehrte (auch VertreterInnen vom Legal Team). Für kurze Zeit konbte jemand vom Legal Team zu uns kommen und uns fragen ob wir geschlagen worden waren. Ein mann wurde von draussen reingestossen und hatte eine blutende Kopfwunde.
Sie teilten uns in zwei Gruppen auf, die einheimischen GenferInnen und die Internationalen. Wir Internationalen wurden einzeln, immer noch auf dem Rücken gefesselt, von je einem Zivilpolizisten schroff festgehalten, in die Polizeiwanne geschoben, von einem Spalier von Riot Cops abgesichert. Legal team VertreterInnen baten uns unsere Namen zu rufen. Wir mussten uns im Polizeiwagen in eine Reihe setzen mit je einem Zivilpolizisten neben uns. Sie boten uns Mineralwasser an das wir ablehnten. Sie machten Witze weil der Wagen zunächst nicht ansprang. Die Handfesseln waren extrem eng, und eine Frau bat darum, dass sie geöffnet wurden. Ein Polizist versuchte sie mit einem Schweizer Taschenmesser aufzuschneiden und es gelang ihm erst beim zweiten Anlauf mit einem grösseren Messer.
Dann verliess der Wagen den Platz und fuhr zu einer nahegelegenen Polizeistation. Wir wurden in eine Garage gefahren und dort wurden wir wiederum dazu gezwungen, in einer Reihe auf dem Betonboden zu knien. Die Zivilpolizisten standen hinter uns und bewachten uns mit ihren Knüppeln in der Hand. Als wir uns unterhielten, wurde uns befohlen zu schweigen.
Dann filzten sie uns, wir mussten unsere T-shirts ausziehen (die Frauen mussten den ganzen Oberkörper frei machen), die Hosen und Schuhe, und sie druchsuchten all unsere taschen und taten alles was
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Ergänzungen
So siehts aus
wann
groß ja, aber...
jaja, ich weiss, nur weil ich nicht die selbe Meinung habe wie die meisten hier, bin ich jetzt ein Nazi, und der nächste, spätestens der übernächste Beitrag fordert eine Löschung meines Beitrags!
Hä?
Zu dem was Du schreibst: Ich würde von etwa 2 bis 3 Millionen in Europa (plus vielen Sympathisanten) ausgehen, wovon eine Millionen aus Italien kommen (ist echt krass, wie stark die Bewegung dort ist - siehe ESF, Streiks,..). Ansonsten teile ich Deine Einschätzung, wobei das stärker-werden nicht unbedingt rein quantitativ verstanden werden sollte.
Meine Meinung ist, dass man froh sein solte dass sich Staatsmänner überhaupt persönlich treffen um zu beraten wie man die Welt verbessern kann.
Zahlenspiele bringen nichts
Aber gut:
Nehmen wir einmal die Akteure vor ort bei solchen Gipfeln:
- Wir haben zwischen einigen Hunderttausend bis zu 1 Millionen Menschen, die die jetzige Weltordnung ablehnen
- Auf der anderen seite haben wir (mit Polizei/Militär) vor Ort einige Zehntausend Befürworter der jetzigen Weltordnung Die Zahl der Akteure vor Ort zusammenzuzählen bringt also nichts
Nehmen wir nun also die Zahl der Unterstützer der jeweiligen Seiten
- Die Ablehner der jetzigen Weltordnung haben viele Millionen direkte Sypmathisanten und wahrscheinlich einen Großteil der parlamentarischen Opposition als indirekte Sympathisanten
- Die Regierungschefs wurden nie von mehr als einem Drittel der Landesbevölkerungen gewählt (Schröder: 40% von 69% Wahlbeteiligung, Bush: 30% von 20% Wahlbeteiligung, Es gibt mehr als 100 Staaten auf der Welt, nicht nur die G8)
Auch hier scheint es für die Anhänger der jetzigen Weltordnung nicht wirklich gut auszusehen.
Doch lassen wir mal diese Zahlenspiele. Diese halte ich meist für ungeeignet. Es sei denn, es handelt sich wirklich um sehr krasse Differenzen.
Stellen wir uns vor, die Mehrheit der Europäer stünde hinter Neoliberalismus, weitere Ausplünderung der 3.Welt, Umweltzerstörung und Krieg. Stellen wir uns weiter vor, die
Gegner dessen würden wirklich nur 0,3% ausmachen....
Wenn wir jetzt sagen, dann ist Protest nicht legitimiert, machen wir einen großen Fehler. Wir hier im Norden leben ganz selbstverständlich auf Kosten von 90% der Menschheit. Ein paar Prozent der Erdbevölkerung verbraucht den größten Teil der Ressourcen dieser Welt und hält die meisten Länder "klein". Von dieser Basis aus betrachtet, wäre Protest gegen diesen ungerechten Zustand immer legitimiert. Selbst wenn alle Europäer so weiter leben wollen, wie bisher: 90% der übrigen Weltbevölkerung (die ja die Mehrheit der Menschheit ausmachen) wollen es nicht.
Insofern könnte man Dein Beispiel mit 0.3% umdrehen und sagen, "lediglich 0,3% der Erdbevölkerung will den jetzigen Zustand von Neoliberalismus, weitere Ausplünderung der 3.Welt, Umweltzerstörung und Krieg beibehalten. Der Rest nicht. Verfügt aber über keine Möglichkeiten sich zu wehren,"....
Du schreibst, die parlamentarische Opposition lehnt die gegenwärtige Weltordnung ab. ICh glaube die CDU ut dies nicht!!!!
Weiter schreibst du, 1 Mio protesler vor Ort stünden mehrere 10 000 Befürworter gegenüber (Polizei/Militär) Mach mal eine Umfrage unter den Polizisten, bzw. Soldaten! Ich bin der festen Überzeugung dass es auch Polizeisten gin´bt die die Grünen, oder zumindest die SPD wählen, und der gegenwärtigen Weltordnung nicht ablehnend, gegenüberstehen, aber sie auch nicht direkt befürworten. Die Polizeisten/Militärs machen dort nur ihren Job!
Ich glaube nicht, dass die Westlichen Länder (vielleicht die USA ausgenommen) die Welt bewusst ausbeuten! So hat Deutschland alle Umweltrichtlinen mehr als notwenig umgesetzt, und gibt relativ viel Geld für Entwicklunghilfe aus, trotz lehrer Kassen. Man sollte für die Armut gewisser afrikanischer Länder nicht nur die welstliche Welt verantwortlich machen. Wer das tut, entmündigt quasi die dort lebenden Menschen! Es gibt auch positive Beispiele aus Regionen die Eigentlich Bettelarm sind. (Südafrika, Namibia, Nordafrikanische Länder.
Die Bundesregierung wird womöglich auch Kampftruppen, zumindest aber ein Bundeswehrkontingent mit robustem Mandat (Schießbefehl!) in den Kongo schicken, um die Menschen dort von den Rebellen zu befreien! Warum soll denn an allem Übel der Welt der Westen schuld sein? Leben in den armen Ländern denn keine selbständig denkenden Menschen?